lundi 9 février 2009

El Chalten, El Calafate

Pour terminer nous voila en Argentine, pour visiter deŭx "Mecques" du tourisme que sont le sommet Fitzroy a El Chalten et le glacier Perrito Moreno a El Calafate. Je m'acquitte sans grand enthousiame de mes devoirs touristiques... C'est sur que ca vaut le coup d'oeil, mais sans faire le blase, je reste encore sous le choc de ma semaine en patagonie chilienne.

Le Fitzroy

Glaciar Perrito Moreno

La traversee

Enfin, nous voila arrive a Candillera Mancilla. Une petite estancia tenue par une charmante famille nous accueille pour la nuit. Probleme il n'y a pas de chevaux, va falloir se farcir les 23km avec les 20kg de chargement... Pas grave. Et au bout d'un peu plus de 7heures de marche nous voila enfin rendus en Argentine.

Candillera Mancilla

Ca grimpe...

mais ca vaut le coup

Enfin!

Encore un peu

Nous voila a Villa O'Higgins point final de la Carretera austral. Il nous faut prendre un nouveau bateau pour rejoindre Candillera Mancilla de l'autre cote du Lago O'Higgins. De la un chemin de plus de 20km doit nous permettre de rejoindre l'Argentine... Normalement il doit y avoir des chevaŭ pour porter les sacs... Avant d'arrive la on fait un petit detour vers le Glacier O'Higgins...

Depuis le bateau

Glaciar O'Higgins


Ca tient?


Pas vraiment!
Es pla polit aquo...

Un peu de stop

Eh oui, pas de bus public de Caleta Tortel a Villa o'Higgins derniere etape de la carretera austral, va falloir finir en stop et vu le trafic ca va pas etre evident. On est 3 au depart, Antonello, moi et cynthia une americaine un peu fofolle. Le sarde debrouillard se degotte une voiture direct pour O'higgins, l'americaine part a pied (sic), le francais attend patiemment son tour. Je retrouve Cynthia un peu plus loin a l'intersection de la route rejoignant la carretera austral; un camion citerne nous embarque jusqu'au prochain ferry (eh oui encore un) car il ne va pas plus loin, et nous attendons une voiture pour prendre le dernier bateau; Thorsten et Stephan deŭ allemands a velo nous rejoignent, et alors que tout semble perdu, Carlos fait son apparition 10 minutes avant le depart. Heureusement que les chiliens sont d'une gentillesse et d'une disponibilite incroyable, car au bout de 13h de route et surtout d'attente nous voila enfin arrive.

Retour de vacances ou retour d'adolescence?


il a fallut encastre Stephan a l'arriere du pick up. On est 4 plus le chauffeur, deŭx velos, et des sacs partout


Quelque part sur la route

A Caleta Tortel

Apres une breve nuit a Cochrane on poursuit notre route sans perdre de temps vers Caleta Tortel, mon ami Antonello est presse de rejoindre l'Argentine car il n'a pas beaucoup de temps; moi je suis meme si parfois je me dis que je pourrais prendre un peu plus de temps pour apprecier. Mais j'aime bien cette idee de voyager rapidement pour rejoindre une frontiere... on dirait une paire de mafiosi en cavale! On passe quand meme une nuit a Caleta Tortel, un des lieux les plus etonnants que j'ai pu visiter depuis mon depart. Le village de quelques 500 habitants est construit a l'embouchure du Rio Baker. Il s'etale sur un flanc de montagne, ou toutes les maisons de bois uniquement sont construites sur des pilotis; des passerelles et des escaliers permettent de circuler dans ce village sans voitures. On dirait un village dans les nuages, tant tout semble suspendu au dessus de la mer et de la montagne, au milieu des arbres; un village de Tarzan en quelques sortes.


Le "collectivo"
La carretera austral entre Cochrane et Caleta Tortel

Caleta Tortel


La caserne des pompiers, bien utile ici, mais peut etre un peu limitee niveau moyens...

On continue...

Apres le long periple maritime, commence le periple terrestre. Arrive a Coyhaique je me precipite vers l'agence qui organise le voyage Chili-Argentine par la carretera austral. Mauvaise nouvelle, pas de depart cette semaine... probleme de chauffeur. Bon ben va falloir se debrouiller seul, avec les "collectivo", les transports publics locaux. Premiere etape rejoindre Cochrane situe a un peu plus de 8h de bus au sud... Tout ca dans des paysages magnifiques, mais sur des chemins bien pires que ceux du Sambres. Desole pour les photos, mais difficile de faire mieux embarque dans un bus sur un chemin cahoteux.

Le Cerro Castillo



Le lago general Carrera, depuis Puerto tranquillo

Le lago Genaral Tapioca

Cochrane, quelques centaines d'ames, perdues au milieu de pas grand chose.

Depart

mardi 27, c'est l'heure de quitter l'ile de Chiloe et mes amis suisses, pour prendre la direction du continent par bateau, avec pour but de rejoindre l'Argentine en traversant la frontiere a pied. il est plus ou moins prevu que je fasse cela par l'intermediaire d'une agence, mais ca a l'air d'etre complique... nous verrons bien une fois sur place.
le bateau est prevu a 16h. Une fois au port nous embarquons tranquillement une bonne heure avant. le temps de s'installer de faire les premieres connaissances il est deja 18h et tiens le bateau n'est toujours pas parti. Le temps s'ecoule, on percoit une certaine agitation chez l'equipage. A 20h tombe la premiere explication, le capitaine a trop attendu pour charger le ferry et la maree est descendue; moralite le bateau est pose sur le fond et ne peut plus bouger. On doit repartir a 23h, mais a minuit toujours rien, on voit des plongeurs s'activer autour du bateau, mais je prefere aller me coucher on verra bien demain. Finalement vers les 6h du mat le bateau s'ebranle et s'elance enfin. Il s'averera que le capitaine en essayant de deplacer le ferry a maree basse a endommage les helices- consequence il est mis a la porte ilico presto et remplace
au pied leve (il y donc un manpower pour les capitaines de navires?).
14h de retard c'est pas mal, mais bon on est pas presse. la croisiere est un vrai regal, on penetre dans des fjords imposants, pour deposer des gens dans des villages incroyablement perdus, on apercoit au petit matin une paire de baleines en goguette, quelques otaries et pingouins prenant le soleil sur un bout de rocher, des dauphins batifoles au pied du bateau... du Thalassa en vrai et sans Georges Pernoud!



Antonello, un Sarde rencontre sur le bateau et avec qui je vais continuer mon voyage. Un faŭ air de Vincent Bousquet,non?

Des otaries, des pingouins...

De l'eau, des montagnes...

On debarque femmes, enfants et televiseurs directement depuis le bateau...

Le ferry "tanque" sur le fond du port...