jeudi 18 juin 2009

Encore un peu?

La question m’avait effleuré l’esprit à mon retour, pourquoi pas continuer, ne serait ce que pour quelques semaines, et en attendant de reprendre une vie normale, le récit de mes aventures, franco françaises pour le coup. La question était,vais-je retrouver ma verve, le contenu de mes pérégrinations va-t-il vraiment mérité l’écriture de quelques lignes ? Je lance ici une première tentative et on verra bien les retours. Retour à la mère patrie pour ma part, et visite de quelques amis et membres de la famille, occasion de boire des coups, de bien manger et de revoir de bonnes faces encore un peu pâlottes à la sortie d’un hiver-printemps un brin rigoureux semble t il… En tout cas en comparaison de mon teint hâlé de voyageur de l‘intrépide… Paraît il que j’ai bonne mine et que j’ai (re)trouvé une ligne d’athlète, ce qui n’est pas sans déplaire à certai(ne)s esthètes du corps masculin en ce moment, qui s’en plaindrait. Alors c’est vrai que la question du retour est quelque chose qui revient dans les pensées et discussions des voyageurs au long cours, de mon genre. A vrai dire pour l’instant ce n’est pas vraiment un problème pour moi, tant il est vrai que je me sens, d’une, encore un peu en vacance (voire beaucoup), de deux, que j’ai l’impression que tout ce que j’ai vécu ces derniers mois semble bien détaché et isolé dans un coin de ma mémoire, une parenthèse enchantée mais bel et bien terminée. D’ailleurs quelqu’un me faisait remarquer que je n’en parlais pas beaucoup et qui fallait un peu me tirer les vers du nez pour en savoir un peu plus. Ou plutôt en résumé, que je ne semblais pas vraiment excité après tout ce que j’avais vu et vécu… Well…vous me direz ce que vous en pensez… Parlons un peu de vous à présent, je pense avoir revu à peu près tout le monde, je parle des non exilés, bien évidemment on dit toujours dans ces cas là (quand on s’absente un long moment de son aire de vie), que rien n’a bougé et que tout continue comme avant… bon c’est un peu vrai, mais quand même vu votre volonté inextinguible à vouloir repeupler la France, je m’aperçois qu’il y a quand même du changement, ne serait ce que le décalage des heures de l’apéros à des heures indues, étant donné qu’il faut s’occuper de la marmaille etc etc et bon je passe sur l’impossibilité devenu maintenant totale de pouvoir fumer une clope entre quatre murs (et surtout sous un toit), heureusement que je suis pas revenu en hiver ! ne voyez là aucune aigreur de ma part je suis vraiment content pour vous, et plutôt envieux même, ce n’est là que le constat de modifications comportementales bien naturelles. En fait je voulais vous raconter comment j’avais occupé les semaines de mon retour et je vois que je m’égare sur des considérations, somme toute assez banales. Et j’en reviens à la même chose, des photos, des photos et quelques commentaires bien sentis c’est bien là l’intérêt de ce blog.

3 commentaires:

caro a dit…

merci pour la réponse, même si je suis pas sure d'avoir tout compris, bref t'as l'air bien quoi...

reno a dit…

Et qui nous dit que tu n'as pas aggravé la surpopulation du Pérou, de l'Equateur ou du Vanuatu. Et que tu es actuellement en train de fuir des responsabilités? Au moment où tu liras ce message, peut-être qu'une de tes victimes est en train d'accoucher dans la douleur sur sa plage de Vanua Lava d'une petite mûlatresse au faciès montlauroïde qu'elle appellera Sébastine en mémoire de son Michel Frum parti trop vite par les airs et dans l'espoir qu'il réatterrisse un jour chargé de boîtes de corned beef et de tee-shirts de foot pour nourrir et vêtir sa rejetonne. Depuis ton départ, d'ailleurs, la population de son village se réunit. Chacun porte une casquette blanche et rouge, un tee-shirt de rock indépendant, se peint le visage en blanc, s'asperge d'eau (ils n'arrivent pas à suer), et frappent la terre en cadence, les yeux levés vers le ciel en scandant de rauques "psaïque! psaïque, psaïques..." Tous se sont tondus les cheveux. Et ils espèrent ton retour...

reno a dit…

Pars Sébastien! Repars! Assume ton destin! On t'appelle, on t'attend! On sacrifie des cochons en ton honneur! Le logo de Montlaur flotte sur des étendards dans le Pacifique Sud! Ta vie est là-bas, auprès des tiens. Tu seras chef du village à la mort de ton beau-père, tu hériteras de son troupeau et on t'obéira. Ta richesse se mesurera en dents de cochon. Ou alors tu peux choisir d'aller dépolluer les nappes phréatiques à la tête d'une communauté de communes bretonnes. Super...